Publié le 9 août 2019

Les Cantons en 5 sens - Véronique Grenier

L’autrice, qui a grandi à Magog et qui vit depuis une dizaine d’années à Sherbrooke, a publié, en 2016, l’excellent Hiroshimoi. Elle nous fait découvrir quelques-uns de ses endroits préférés.

Par Julie Roy

NB En raison de la pandémie, certains lieux pourraient être fermés. Informez-vous avant de vous déplacer.


©Café Général

Le goût. Pour ce premier sens, Véronique Grenier nous invite à renouer avec des gourmandises rétro, confectionnées par Maryse Normandin-Turmel, copropriétaire du Café Général, situé sur la rue Alexandre, au cœur du centre-ville de Sherbrooke. « Elle revisite des classiques de notre enfance. Une collègue qui habite tout près du café m’achète parfois leur version des PopTarts qu’elle dépose sur mon bureau. C’est le bonheur!, » raconte-t-elle.

*Prenez note que l'entreprise a fermé ses portes définitivement au printemps 2020.


L’ouïe. Et si on donnait un peu de répit à son ouïe ? C’est ce que l’autrice propose avec une balade dans le Parc écoforestier de Johnville, situé dans le canton de Cookshire-Eaton, à une quinzaine de kilomètres de Sherbrooke. « J’adore aller marcher dans ce parc à cause du silence qui y règne. Quand j’ai besoin de ne plus entendre les notifications, c’est l’endroit parfait. »


©Les Vraies Richesses

L’odorat. Comme plusieurs d’entre nous, Véronique Grenier résiste difficilement au riche parfum des croissants tout chauds et c’est à la boulangerie Les vraies richesses située sur la rue King, à Sherbrooke, qu’elle trouve les siens. « Le parfum quand on entre est envoûtant ! J’avoue que j’ai un faible pour leurs croissants bicolores à la framboise », confie-t-elle.


©Mathieu Dupuis

La vue. Sa vue préférée ne dure qu’un instant, mais celle-ci est d’une beauté presque surnaturelle. « Quand je traverse le pont Terrill, vers la ville de Sherbrooke, à 8 heures du matin, en plein hiver. » C’est précis, non ? « À ce moment, le soleil vient de se lever. La rivière Saint-François à cet endroit, est moitié glace et moitié eau, le tout baigné dans une fine buée matinale. Le soleil réfléchit, il y a du trafic et du givre et c’est une scène qui me ravit tous les matins où il fait trop froid. »


Le toucher. C’est le contact avec l’art qui la touche le plus et c’est au Musée des Beaux-Arts de Sherbrooke qu’elle s’y régale. « Tout te rentre dedans, là-bas. C’est vraiment une expérience multisensorielle. » Elle recommande aussi l’endroit si on désire initier nos enfants aux beaux-arts.


« Et le sixième sens ? J’avais prévu quelque chose ! » Impossible de résister, si gentiment offert ! « J’aime beaucoup aller écouter les chants grégoriens à l’Abbaye de St-Benoît-du-Lac. Je suis sensible aux expériences esthétiques et d’être là, uniquement, c’est déjà transcendant », dit-t-elle.

Véronique Grenier

Véronique Grenier enseigne la philosophie au collégial. Elle est l’autrice du récit Hiroshimoi et des recueils de poésie Chenous et Carnet de parc (Éditions de Ta Mère), chroniqueuse – notamment à titre de « philosophe de circonstance » à l’émission Et si on se faisait du bien, ICI Radio-Canada, été 2018 –, blogueuse (Les p’tits pis moé), conférencière, elle a également été porte-parole de la campagne provinciale « Sans oui, c’est non! » pour contrer les violences à caractère sexuel (2015-2018). Récipiendaire du Mérite estrien (janvier 2018) et du prix Jean-Claude Simard de la Société de philosophie du Québec (2017), elle déteste les demandes à l’Univers.
Éditions de Ta Mère

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