Sorties en famille

L’hiver au Mont-Mégantic, du gros fun en famille!

Publié le 17 décembre 2018

Par Simon Diotte

Il y a 20 ans, ma financée et moi avons réalisé notre premier voyage de camping en amoureux au parc national du Mont-Mégantic. Nous sommes immédiatement tombés en amour avec les lieux, scrutant les étoiles avec émerveillement à l’Observatoire populaire du Mont-Mégantic, et conquérant les monts Saint-Joseph et Victoria, dont les cimes dépassent les 1000 mètres.

Vingt ans plus tard, c’est notre grand retour. Mais désormais, nous ne sommes plus seuls. Nos deux filles, Romane et Marion, font partie de l’aventure. Cette fois-ci, pas question d’y aller en tente. Primo, ce n’est plus la saison. Secundo, le parc a bien évolué depuis avec l’émergence d’une offre d’hébergement tout confort dans le secteur de Franceville, où se trouvent trois chalets Écho, avec une chambre fermée (le bonheur en famille) ainsi que sept chalets EXP. (pour deux et quatre occupants). De parfaits pied-à-terre, accessibles en toutes saisons, en vue d’explorer ce parc montagneux, généreux en paysages spectaculaires.



L’hiver, comme un cadeau…

Lors du week-end du 8 et 9 décembre, nous avons constaté que l’hiver avait déjà pris de l’avance à l’extrême est des Cantons-de-l’Est. Au parc national du Mont-Mégantic, nous étions comme en janvier. Une épaisse couche de neige recouvrait le sol et les glaces emprisonnaient les cours d’eau. Un cadeau de Noël à l’avance!

Notre camp de base pour deux jours, c’était le chalet Terre. Le défi sera de s’en extirper! À l’intérieur, un décor digne d’un magazine : murs et plafonds en revêtement de contreplaqué russe, fenestration généreuse abolissant la frontière entre l’intérieur et la nature environnante, mobilier sur mesure super fonctionnel, deux sofas moelleux et un foyer alimenté de bûches écologiques. Le confort de la ville en pleine nature. Nos voisins : des dindons sauvages et des cerfs de Virginie. La sainte paix.

Heureusement, un bonhomme de neige, sculpté par nos prédécesseurs, nous interpellait dehors. Il a convaincu les petites d’affronter le froid, puis il a motivé les adultes de s’attaquer, comme première excursion, au sentier des Escarpements, qui explore les caps rocheux du Pain de Sucre, une montagnette qui culmine à 650 m. En partant directement de notre isba, c’est une balade d’environ 7 km aller/retour, qui commence en douce en longeant les cascades du ruisseau de la Montagne. Une très belle entrée en matière.


Des efforts pleinement récompensés

Tout allait bien jusqu’à ce que le sentier commence son ascension. Nos filles ont commencé à rouspéter en mettant une botte devant l’autre.

« J’ai terriblement mal aux muscles, papa! » -Romane, grimaçant de douleur comme une marathonienne franchissant le fil d’arrivée.

« Est-ce qu’on arrive bientôt? Oh là là, j’suis fatiguée » - Marion, mimant l’expression d’une personne qui se fait arracher une dent à froid.

Mais au final, avec des mots d’encouragement et des biscuits, nos héritières ont persévéré – avaient-elles vraiment le choix? – et sont revenues enchantées de leur expédition, après 3 h 30 d’effort. Le chocolat chaud et les crêpes n’ont été que plus mérités lors du retour au chalet. Leur coup de cœur : les murs de glace agrippés aux parois rocheuses. Quant à ma fiancée et moi, nous avons adoré chaque mètre de ce sentier qui présente une très grande diversité de paysage et de points de vue. À refaire absolument.

Après une soirée à jouer à des jeux de société (le bonheur sans wifi), nous avons quitté notre beau chalet (snif!) dimanche matin afin d’explorer le secteur de l’Observatoire, là où se trouve l’ASTROLab. En cette période peu achalandée, ce centre d’interprétation sur l’astronomie était fermé pour cause de rénovation (réouverture pour les Fêtes), mais le réseau de ski de fond était entièrement ouvert, offrant des conditions de rêve. Nous n’allions pas rater cette occasion. Nous avons profité du prêt d’équipement gratuit pour les enfants offerts dans tous les parcs du réseau SÉPAQ et nous sommes partis à l’aventure.



Le paradis des skieurs de fond

La préposée nous a mis en garde : il n’y a pas de pistes faciles ici, tout en zieutant les enfants. Ça tombe bien. Nos filles détestent le ski de fond sur du plat et vénèrent les pentes. Elles seront bien servies! Nous nous attaquons à la boucle Cassiopée, longue de 5,6 km. Ça commence par une bonne montée, ce qui nous permet de réapprivoiser nos skis et de nous réchauffer, puis suivront une série de belles descentes qui ont plu autant aux enfants qu’aux parents. Les filles ont adoré, d’autant plus qu’elles n’ont pas chuté une seule fois. Cet exploit mériterait une récompense, me disent-elles sans ambages. Nous allons voir ce qu’en pense le père Noël!

Pour lire les autres billets de blogue de Simon Diotte, c'est par ici. >>

Simon Diotte

Journaliste indépendant et rédacteur en chef du magazine Oxygène, Simon Diotte est passionné de nature et de plein air. Ses sports de prédilection : le canot, le kayak, la randonnée pédestre et le ski de fond. S’il adore les défis sportifs, il aime aussi profiter des grands espaces en famille avec ses deux filles.
Magazine Oxygène

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