Nature, sports et plein air

Joyeuse randonnée avec Les Sentiers de l'Estrie

Publié le 7 novembre 2018

Pour s’activer, explorer de nouveaux sentiers et socialiser, joignez-vous aux sorties organisées par le club de marche des Sentiers de l’Estrie. Vous ne serez pas déçu!

Quand je me présente au stationnement du mont Cathédral, dans la municipalité de Racine, dans le but de marcher avec 22 parfaits inconnus des Sentiers de l’Estrie, je me sens petit dans mes bottes de randonnée, d’autant plus que j’arrive, ô sacrilège, avec trois grosses minutes de retard sur l’heure prévue du départ.

En sortant de ma voiture, je m’attends à un accueil timide – « C’est qui ce retardataire de Montréal? »-, voire glacial puisque je les ai fait patienter au froid. Or, c’est tout le contraire. En quelques minutes à peine, ces joyeux randonneurs m’intègrent à leur groupe, à coups de sourires francs et de blagues. Résultat : dès que notre cortège, composé en ce jour de semaine presque exclusivement de retraités à la forme resplendissante, se met en branle, je me sens déjà comme un membre de la confrérie. Notre itinéraire en ce vendredi frisquet? Fouler le mont Cathédral, une petite butte qui culmine à 403 mètres d’altitude, à travers un sentier de calibre intermédiaire de 10 km recouvert de feuilles colorées. Une sortie de 4 heures, incluant une pause repas.


Le mont Cathédrale : un secret bien gardé (jusqu’à maintenant!)

Juliette Larrivée, une employée des Sentiers de l’Estrie, donne le rythme à l’avant et Carole Saint-Jean, une accompagnatrice bénévole, ferme la marche, histoire de ne pas perdre des randonneurs en chemin. S’il nous arrive un malheur, nous sommes entre bonnes mains, car nos accompagnatrices ne portent pas qu’un titre honorifique, elles possèdent des formations de premiers soins.

Dès que nous partons, le sentier très bien balisé nous en met plein la vue. Nous suivons d’abord le canyon du ruisseau Ely, d’une très grande beauté, avant de le traverser sur un pont enjambant des chutes. C’est tellement charmant que j’hésite même à l’écrire pour conserver la tranquillité des lieux. Un site merveilleux où il fait bon s’attarder, pour accrocher un hamac ou pique-niquer en famille.

Par la suite, nous plongeons sans tarder dans une forêt de feuillus dénudés sur des kilomètres, jusqu’à la brève ascension du mont Cathédral, qui surplombe le lac Brompton, dans un secteur qui sera éventuellement intégré au parc national du Mont-Orford dans le processus en cours d’agrandissement. Automne oblige, le sentier est passablement boueux, mais rien pour ralentir ni déplaire à mes amis randonneurs, qui ne sont pas des chochottes. Au contraire, des bottes souillées font la fierté de ces arpenteurs de layons.

Tout en progressant, ça jase en masse. Faut vous dire Monsieur, que chez ces gens-là – pour paraphraser Jacques Brel-, on n’twitte pas, Monsieur, on n’twitte pas, on fraternise! Quoi de plus normal d’apprendre que les randonnées se terminent presque toujours autour d’une bière dans un bar du coin, où je suis déjà invité par mes nouveaux compagnons. Je n’en demandais pas tant!


Des randos santé, pour le corps et pour la tête!

Sur le sentier, je fais un brin de jasette avec Carole Saint-Jean, 59 ans, qui a changé de vie après un combat contre le cancer. « Ce club de rando m’a permis de me remettre sur pied après la maladie et de me faire un nouveau cercle d’amis », témoigne-t-elle. Je poursuis la conversation avec Chantal, qui a repris sa vie en mains après la perte de son mari. « Marcher me déstresse et me permet de faire le vide dans ma tête. Grâce aux sorties de groupe, je découvre des montagnes dont j’ignorais l’existence », dit cette infirmière à la retraite depuis un an.

Preuve que les Sentiers de l’Estrie sont bien de leur temps? Il y a autant d’hommes que de femmes qui en font partie. « Il y a quelques années à peine, les hommes se faisaient extrêmement rares dans nos sorties », affirme Carole. Que se passe-t-il? Qu’est-ce qui attire la gent masculine? Engouement pour le plein air et l’exercice ou appétit pour une vie sociale bien remplie : tout le monde y va de son hypothèse.

Les Sentiers de l’Estrie organise en toutes saisons plus de 225 activités annuellement (calendrier en ligne), incluant des formations. Pour y participer, il suffit d’être membre des Sentiers de l’Estrie ou de payer le tarif journalier de 10 dollars, de s’inscrire à l’avance, d’aimer l’esprit de camaraderie et de savourer les plaisirs de la randonnée en nature. L’important, c’est d’être à l’heure!

Simon Diotte

Journaliste indépendant et rédacteur en chef du magazine Oxygène, Simon Diotte est passionné de nature et de plein air. Ses sports de prédilection : le canot, le kayak, la randonnée pédestre et le ski de fond. S’il adore les défis sportifs, il aime aussi profiter des grands espaces en famille avec ses deux filles.
Magazine Oxygène

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