Nature, sports et plein air

Sutton, paradis de plein air et de camping

Publié le 20 juillet 2018

Les prophètes de malheur annonçaient un week-end pluvieux. Heureusement, nous ne les avons pas écoutés. Récit d’une fin de semaine plein air où nos imperméables n’ont finalement servi… à rien.

Par Simon Diotte

« Vous n’êtes pas chanceux. Il a fait beau toute la semaine puis pour votre week-end de camping, on prévoit de la pluie. Qu’allez-vous faire? », s’alarmait ma belle-mère. Ce qu’elle ne savait pas, c’est que nous ne partions pas vraiment en camping, mais en « glamping », - néologisme formé de la contraction des mots camping et glamour- au Huttopia Sutton, au pied des monts Sutton.


Décrocher pour vrai

Dans ce village vacances créé par la compagnie française Huttopia, on ne connaît pas la misère. On y séjourne dans des cabanes, des chalets ou encore des tentes de luxe, comme notre logis pour le week-end baptisé la « tente canadienne ». Cet abri de toile comprend un espace habitable assez haut pour se tenir debout sur des échasses, deux chambrettes, les draps pour cinq « huttopistes » et des matelas confortables. Côté cuisine, tout est là : table, chaudrons, réchaud et vaisselle. Dans ce grand confort, on ne craignait pas la flotte.

Mais au village Huttopia, il y a un plus : un centre de vie où l’on peut manger, avec son bistro servant crêpes-repas et pizzas au four à bois, boire un verre ou savourer un bon café, s’étaler sur les tables pour jouer à des jeux de société (prêt sur place), piger un livre dans la bibliothèque ou encore écouter la Coupe du monde de soccer (Allez les Bleus!) à la télé. Afin de bien déconnecter de la routine, il n’y a pas de Wi-Fi.

À l’extérieur, une piscine chauffée, avec vue sur les montagnes, un terrain de pétanque et de badminton ainsi qu’une table de ping-pong comblent les villégiateurs. Tout cela à un jet de pierre de notre glamping.


Bouger… et voir des salamandres rares!

Huttopia Sutton, c’est le camp de base parfait pour un week-end actif. À la porte de notre tente, un réseau de sentiers nous interpellait : celui du Parc d’environnement naturel de Sutton. C’est plus de 50 km de sentiers arpentant les monts Sutton qui sont à découvrir, sillonnant une forêt mixte irriguée par des dizaines de ruisseaux de montagne, habitat de rares espèces de salamandre.

Après quelques marchandages avec nos filles de 10 et 8 ans, nous leur avons arraché une entente : chaque rando sera suivie d’une trempette dans la piscine ou d’un bonbon. L’encre à peine sèche de notre traité, nous sommes partis en fin de journée sur le sentier Village-Montagne, accessible de notre camping en traversant le chemin Maple. Ce corridor de marche, qui relie la station de ski Sutton au village du même nom, suit les cascades d’une rivière dans une vallée encaissée. Le magnifique décor donne envie de s’y éterniser. S’il a fallu pousser les filles dehors, une fois les pieds dans l’eau, elles ne voulaient plus en ressortir. Chaque cascade servait de prétexte à un « bain de pied ».

Après cette mise en jambe, nous nous sommes attaqués le lendemain au mont Sutton, en randonnant jusqu’au lac Mohawk, plan d’eau perché à 690 m d’altitude. Pour s’y rendre, il a fallu traverser des rivières à gué, grimper sur des passages rocheux et esquiver les racines, au grand bonheur de nos filles. Plus le passage était ardu, plus elles en redemandaient. Nous avons aussi croisé plusieurs chiens et leurs maîtres pendant notre randonnée, ce qui leur a beaucoup plu. Chaque pitou était condamné, sur-le-champ, à recevoir une dose de caresse. Puis la question inévitable a été lancée: « Papa, est-ce qu’on pourrait avoir un chien? » Hum…


J’ignore le nombre de kilomètres parcourus, mais au retour, les filles ont amplement mérité leur piscine et nous, notre boisson fraîche. Citation de la plus veille : « Youppi, j’ai plein de photos Instagram! ».

Au 3e jour, direction Glen Sutton, chez Canoë et Co, afin de louer des kayaks pour nous balader sur la superbe rivière Missisquoi, à une trentaine de kilomètres de Sutton. S’écoulant paisiblement en milieu champêtre, les eaux de la Missisquoi ne représentent aucun danger. Nos héritières ont adoré l’expérience de pique-niquer sur un rocher échoué au milieu de la rivière.

Rien de mieux pour conclure un week-end « avec pas de pluie ».

Jetez un coup d'oeil à l'article de Simon Un joyau sauvage des Cantons-de-l'Est, qui vous raconte sa découverte de la rivière Missisquoi-Nord.

Simon Diotte

Journaliste indépendant et rédacteur en chef du magazine Oxygène, Simon Diotte est passionné de nature et de plein air. Ses sports de prédilection : le canot, le kayak, la randonnée pédestre et le ski de fond. S’il adore les défis sportifs, il aime aussi profiter des grands espaces en famille avec ses deux filles.
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