Nature, sports et plein air

Marathon plein air à Bromont

Publié le 7 août 2018

Centre d'escalade Backbone

Sur les flancs et au pied du mont Brome, le plein air est roi, avec plus de 100 km de sentiers parcourant la forêt, les champs et les sommets. Rien de mieux qu’un marathon plein air - vélo de montagne, rando, course à pied et escalade- pour en découvrir tous les attraits.

Par Simon Diotte

9 h. J’arrive au stationnement du mont Oak en vue de la première étape de mon marathon plein air : le vélo de montagne. Alors que je peine à me réveiller, des dizaines de vététistes s’attaquent déjà aux sentiers.


« Si le vélo de montagne est une religion, je me convertis! »

Je ne sais pas ce que les Bromontois mettent dans leur café, mais ils sont motivés à fond. Tellement crinqués qu’ils viennent avec leurs enfants. Ils les lancent sur les pistes comme les oiseaux jettent leurs oisillons en bas du nid. Je pensais que les Québécois surprotégeaient leurs enfants. Pas ici!

La présence des marmots ne me rassure pas. Je suis un gars de plein air, mais je demeure néophyte en vélo de montagne. Je n’ai que quelques sorties à mon actif. Chaque fois, j’ai eu peur. Frapper un arbre puis m’écraser sur une roche, ça ne me dit rien qui vaille!

Je me donne une autre chance. Marie Allaire, de Tourisme Bromont, me guidera. Si Bromont compte de nombreuses pistes réservées aux experts, le mont Oak, l’un des trois réseaux de la municipalité de 7000 habitants, c’est la destination pour l’initiation. « Ici, tout le monde qui sait pédaler peut en faire », me rassure-t-elle.

J’enfourche mon vélo à double suspension, je m’élance et…wow! Sur cette colline, les pistes sont larges et les obstacles ne sont pas suicidaires. Mon vélo encaisse les bosses comme Mikaël Kingsbury. Sur la piste Fruit Loop, qui ondule comme la queue d’un diable, je réalise tout le plaisir de ce sport. Je rêve même d’y revenir…avec mes filles. Si le vélo de montagne est une religion à Bromont, je me convertis!


Un jus de légume pour la route!

Après deux heures de bécane, j’ai besoin d’un boost d’énergie. Marie Allaire m’emmène chez Mûre, un nouveau commerce logé à la même enseigne que le studio Satya Yoga, à 5 minutes du mont Oak. La propriétaire, Ariane Querry, concocte des jus de légumes frais qui requinquent l’organisme. J’avale un mélange carotte, orange, pomme et gingembre puis je suis prêt à monter le mont Horizon, deuxième étape de mon marathon.

Je prends la voiture et quelques minutes plus tard, je rejoins le départ de la piste Divine et mon guide, Félix Bernard, des Amis des sentiers de Bromont. Cet organisme entretient tout l’immense réseau municipal que se partagent vététistes, randonneurs et cavaliers. À partir du chemin Missisquoi, une marche de 20 minutes mène au belvédère du mont Horizon, offrant un beau panorama vers l’est.

Sur la table à pique-nique, je partage un délicieux lunch provenant de la boulangerie Canaël, une institution locale, puis je me digère mon repas en faisant une boucle par le sentier Cumulus, qui traverse une belle forêt mature habitée par une meute de tamias rayés. Une heure de zénitude après le vélo tout terrain, ça fait un grand bien.


La montagne aux pas de course avec Alister Gardner

Prochaine étape : parcourir les sentiers du réseau du lac Gale aux pas de course. Un ultramarathonien, Alister Gardner, a comme mission de me donner le rythme. Cet Anglais d’origine a déjà fait deux ultra-marathons de 160 km. Moi : zéro. Qu’importe, après le vélo de montagne, rien ne me fait peur!

Cet athlète fréquente assidûment cette belle forêt préservée. Son bonheur : courir à toute vitesse jusqu’au sommet du mont Gale, à 358 m d’altitude, puis dévaler la montagne jusqu’au lac pour se baigner. Et rebelote. « Quel bonheur de m’y rafraîchir après un gros effort », me dit-il. Avec moi, on se contentera d’une seule montée. À un rythme pépère, mais en courant. Mon honneur est sauf. Entre chaque foulée, j’admire le charme naturel des lieux. Un petit trésor. Mon ultime épreuve : le centre d’escalade de bloc Backbone, où l’on pratique la grimpe sans corde de sécurité sur des murs de 16 pieds. En cas de chute, les matelas nous protègent. Ce centre bromontois, qui a ouvert en avril, est le rêve de Véronique Marseille, 29 ans, une passionnée d'escalade. Persuasive, elle a convaincu père, mère et frère de se lancer en affaires avec elle. « C’est super stimulant de voir les locaux embarquer dans notre projet », se réjouit la mère du clan, Andrée. Les petites mains s’y amusent comme des fous et les adultes y font leur entraînement physique et technique.

J’escalade quelques blocs puis 17 h arrive. Mission accomplie! J’ai complété, en un seul morceau, mon marathon plein air. Quelques minutes plus tard, je suis sur la terrasse du Edgar Hyperlodge, resto-pub de la microbrasserie West Shefford. Cette bière froide, je l’ai amplement méritée!

Carte des sentiers à télécharger : Sentiersbromont.org

Simon Diotte

Journaliste indépendant et rédacteur en chef du magazine Oxygène, Simon Diotte est passionné de nature et de plein air. Ses sports de prédilection : le canot, le kayak, la randonnée pédestre et le ski de fond. S’il adore les défis sportifs, il aime aussi profiter des grands espaces en famille avec ses deux filles.
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