Randonnée

Voyage au bout des Cantons-de-l’Est

Publié le 29 juillet 2020

Situé à l’extrême est des Cantons-de-l’Est, à cheval sur la frontière canado-américaine, le mont Bélanger regorge de sentiers peu fréquentés qui méritent amplement la longue route pour s’y rendre.

Par Simon Diotte

Quand on met le cap sur les sentiers du Mont-Bélanger, on ne s’attend pas à ce que ça soit si loin. Les Cantons-de-l’Est, c’est pourtant la porte d’à côté de Montréal. Or, j’ai réalisé dans ce voyage que cette région touristique est pas mal plus vaste qu’on le pense. Se cachent encore, dans ses racoins, des lieux inconnus qui valent le déplacement.

Pour conquérir les sentiers du Mont-Bélanger, armez-vous de patience! On s’y rend en passant par la municipalité de Lac-Mégantic, puis on roule encore une trentaine de minutes jusqu’au village de Saint-Robert-Bellarmin, qui compte 500 habitants, dernier village des Cantons avant d’entrer en Beauce.

Du cœur du village, on se tape encore une quinzaine de minutes sur des chemins de gravelle circulant à travers des érablières avant d’arriver au point de départ des sentiers. L’important, ce n’est pas la destination, mais le voyage, dit-on. Eh ben, j’ai été bien servi! Inutile de dire que lorsque j’ai débarqué de la voiture, j’avais des fourmis dans les jambes.

À 2,3 kilomètres du bonheur

Je ne me suis donc pas fait prier pour marcher jusqu’au sommet du mont Bélanger, qui atteint 960 m d’altitude. Le sentier qui nous y mène, à partir du stationnement en montagne, ne fait que 2,3 km. En moins d’une heure, sur une piste qui parcourt une forêt tapissée de mousse, on arrive à une grande tour d’observation d’où l’on profite d’une vue à 360 degrés sur les spectaculaires montagnes vierges du Maine et des érablières québécoises. Magique.

De retour à la base, on découvre le joli camping des lieux, mon coup de cœur. Cinq emplacements de camping rustique sont blottis sur le lac Émilie, le plus grand milieu humide de la municipalité de Saint-Robert-Bellarmin. Chaque emplacement a son charme et procure une grande intimité. On s’y rend en transportant son attirail de camping dans un petit chemin sinueux, délaissant la voiture au stationnement. On peut aussi dormir en refuge et encore sur des plateformes de camping près du sommet.

Après une bonne nuit de sommeil, je me sentais d’attaque pour parcourir les autres sentiers du territoire, totalisant une quinzaine de kilomètres, mais j’ai battu en retraite face à une pluie diluvienne. À ma prochaine visite, je ne manquerai pas de grimper la Face de Singe, une montée abrupte adjacente à un champ d’éboulis, et de parcourir le sentier de la Forêt ancienne, qui fait son chemin à travers des épinettes blanches vieilles de plus de 200 ans.

L’ambition de ce réseau de sentiers tracé il y a une quinzaine d’années n’est pas de devenir une attraction touristique. « Le but est de diversifier nos loisirs et de partager notre coin de pays aux visiteurs », dit Steve Quirion, responsable des sentiers.

Remerciement aux Bellarminois et Bellarminoises de partager vos trésors!

Simon Diotte

Journaliste indépendant et rédacteur en chef de Géo Plein Air, Simon Diotte est passionné de nature et de plein air. Ses sports de prédilection : le canot, le kayak, la randonnée pédestre et le ski de fond. S’il adore les défis sportifs, il aime aussi profiter des grands espaces en famille avec ses deux filles.
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