Dormir dans un gîte, pour mille et une raisons

Séjourner dans un gîte, c’est bien plus que de s’offrir une jolie chambre : c’est partager, le temps d’une escapade, l’histoire de ses propriétaires et bénéficier de leur passion bien ancrée dans et pour la région.

Par Carolyne Parent

Dans nos Cantons, l’offre d’hébergement est très diversifiée. Mais s’il y a un type d’établissement qui s’inscrit parfaitement dans la tendance actuelle du « voyager vrai », c’est bien le gîte, autrement appelé Bed and Breakfast. En effet, le contact humain arrivant en tête de liste des exigences des voyageurs en quête d’authenticité, loger dans un B&B est une option qui va de soi.

Car s’il vous importe d’échanger avec vos hôtes, de goûter aux spécialités culinaires de leur terroir, d’être bien conseillé quant aux visites à faire dans les parages, de vous poser dans un bel environnement, vous serez bel et bien servi en séjournant dans un gîte. Et pourquoi ne choisiriez-vous pas l’un de ces trois établissements, qui comptent parmi les plus charmants de notre région ? Vous nous en donnerez des nouvelles !


Du côté de Dunham

Les Hydrangées

« Quand nous avons acheté la maison, mon conjoint et moi n’y trouvions pas grand-chose de beau à part ces fleurs ! » confie la copropriétaire des Hydrangées, Manon Manny. Et pour cause : la demeure centenaire avait manqué terriblement d’amour !

Fin prête à accueillir des voyageurs dans ses deux chambres après cinq ans de minutieux travaux de restauration, elle fut baptisée Les hydrangées en souvenir de ce qui définissait son emplacement. Et quel emplacement ! Imaginez, 48 acres de terrain offrant une vue panoramique sur le mont Pinacle et autres monts Sutton. « Je crois bien que c’est cette vue magnifique qui nous distingue des autres gîtes, estime Manon Manny, et nos clients peuvent en profiter, qu’ils soient sur la terrasse, à la piscine ou dans la forêt. »

Un autre atout du gîte rustico-chic, selon celle qui dit aimer recevoir et cuisiner, est que les hôtes y sont considérés comme de « la belle visite ». « Les gens font comme chez eux, dit-elle. Je les trouve souvent réunis dehors à l’heure de l’apéro autour d’une bouteille de vin et d’une assiette de fromages locaux. » Il faut dire que les oenophiles sont à la bonne enseigne dans cette région réputée pour ses vignobles !

  • Ils se donnent d’ailleurs rendez-vous à l’exposition de sculptures présentée au vignoble Domaine Côtes d’ardoise, situé à sept kilomètres des Hydrangées, jusqu’au 27 octobre prochain.

Du côté de Magog

La ferme Au pied levé

Parfois, la vie nous fait de ces surprises… Prenez Marie-Thérèse Bonnichon, montréalaise et infirmière de métier : depuis 10 ans, elle est aux commandes d’une ferme, puis d’un service de traiteur et d’un gîte ! À l’appel de l’aventure, elle et son conjoint ont répondu « présents » pour votre plus grand bonheur.

Car ce gîte, c’est une maison en bois spacieuse construite il y a trois ans spécifiquement pour accueillir des voyageurs. Elle compte cinq chambres et un espace commun lumineux. « La déco se veut contemporaine, explique l’agricultrice, et elle se passe bien de petits cadres sur les murs quand on a ces grandes fenêtres s’ouvrant sur un tel décor champêtre… »


Une particularité du gîte, note la copropriétaire, est qu’il plaît beaucoup aux groupes : on y vient en famille ou entre amis pour célébrer ensemble un événement spécial. D’autant plus que Marie-Thérèse Bonnichon concocte des soupers en plus des petits déjeuners, le tout avec les œufs, les viandes et autres produits de la ferme et du potager. Parmi les six services du menu du soir, par exemple, on trouvera salade de dinde sauvage, carré de chevreau et tarte tatin à l’érable. Il ne reste plus qu’à apporter son vin !

  • Histoire de se dégourdir après avoir si bien mangé, cap sur le sublime parcours de Foresta Lumina, situé à Coaticook, à une trentaine de kilomètres du gîte.

Du côté de Sherbrooke

L’Île de Garde

Dans le quartier historique du Vieux-Nord, une belle demeure de style renaissance italienne attire l’œil. Dotée d’une tour carrée et toute de briques habillée, elle fut construite en 1875 pour un certain M. Beckett, propriétaire de la briqueterie du coin.

La copropriétaire actuelle de cette résidence, Marie-Christine Chassot de Florencourt, le dit d’ailleurs sans détour : « Cette maison patrimoniale a une histoire liée à Sherbrooke, et chacun de ses objets la raconte. » On séjourne donc dans l’une de ses quatre chambres pour la découvrir, mais aussi pour profiter de « l’ambiance très zen » qui y règne, souligne l’hôte. Et pour cause : la résidence est bordée de grands jardins, d’un parc et d’un verger en devenir.

Le nom du gîte se veut un joli jeu de mots. Il fait référence à une religieuse bénédictine allemande et naturaliste, Hildegarde de Bingen. Il renvoie aussi à la fameuse tour carrée, presque une tour de guet, qui domine le quartier et « où on a l’impression d’être sur une île ». Il évoque également l’île italienne du lac de Garde, un lieu de recueillement. La boucle est bouclée avec les jardins de Hildegarde, un vrai labyrinthe de plantes médicinales.

  • Histoire, calme, mais aussi emplacement central, à proximité de l’animation du centre-ville de Sherbrooke (bonjour, Starmania, jusqu’au 17 août; nikitotek.com), font de cette adresse un excellent point de chute.

À peu près partout dans la région, vous trouverez des hôtes sympathiques prêts à vous accueillir dans leur gîte. Découvrez-les ici.

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