Les coups de cœur de l’ultra marathonien, Elliot Cardin

Publié le 22 juin 2022

Adepte de la course en sentier, Elliot Cardin s’entraîne sans relâche, été comme hiver, dans les montagnes des Cantons-de-l’Est. Il nous dévoile ses parcours préférés d’entraînement.

Par Simon Diotte

Plusieurs fois par mois, Elliot Cardin se lève en beau milieu de la nuit, enfile ses chaussures de course, visse sa lampe frontale sur la tête et part à la conquête du plus haut sommet du Parc d’environnement naturel de Sutton (PENS), le Round Top. En partant à pied du village de Sutton, il s’agit d’une ascension de 800 m de dénivelé sur 10 km de distance. Une fois là-haut, ce coureur redescend à vive allure vers son point de départ, retourne à Cowansville où il habite afin de prendre une douche puis entre à son travail à 10 h!

Difficile d’imaginer un régime de vie aussi spartiate, mais c’est ce qu’il faut pour devenir un athlète de haut niveau en course en sentier, la discipline de prédilection d’Elliot Cardin. Triple champion du 50 km du Bromont Ultra, ce conseiller en alimentation naturelle de 29 ans vit pour la course depuis 2016. « J’ai découvert cette discipline par mes beaux-frères marathoniens. J’ai décidé moi aussi de relever le défi et j’ai eu le coup de foudre, même si cela est dur », raconte ce natif de Farnham, lors d’une rencontre sur le sentier Chute du Pékan, dans le Parc d’environnement naturel de Sutton.

Les montagnes des Cantons-de-l’Est, un gym idéal!

Peu de temps après, cet amateur de randonnée pédestre passe de la course sur route aux étroits sentiers forestiers. « Quand j’ai découvert sur Internet qu’il existait une panoplie d’épreuves de course en sentier au Québec et par le monde, j’ai décidé de m’y lancer à fond de train », raconte Elliot, qui aspire maintenant à devenir un athlète professionnel. « Mon rêve : être payé pour m’entraîner », avoue-t-il. Pour atteindre cet objectif, il doit obtenir l’attention des commanditaires en montant sur le podium de prestigieuses courses.

L’entraînement est très exigeant. Il court 12 h par semaine souvent à des heures impossibles afin de concilier la course avec son travail. Les montagnes des Cantons-de-l’Est constituent son gym idéal. Les sentiers sont nombreux, affichent des niveaux de difficulté diversifiés et profitent d’un faible achalandage, sauf les week-ends.


Ses coups de coeur

Le mont Sutton, via les sentiers Village-Montagne et Chute du Pékan du PENS, fait partie de son top 3, car il aime la montée graduelle à partir du village, la présence constante d’un cours d’eau en chemin pour des pauses rafraîchissement et la faune sauvage qui l’accompagne le matin. « Au lever du soleil, les animaux sont très actifs. L’ambiance sonore ne ressemble en rien à celle qu’on connaît en plein jour », témoigne-t-il.

Elliot met aussi le cap plusieurs fois par semaine vers Bromont où il part à la conquête du mont Bernard, relief de 467 mètres d’altitude qui se situe sur le rebord du mont Brome dans le Parc des Sommets. « C’est une montagne facilement accessible. C’est un bel itinéraire à faire après une journée de travail. Les parcours sont à l’infini en raison des nombreuses pistes qui sillonnent les lieux », dit-il. Cet ultra-marathonien apprécie spécialement la Fée des bois, une piste qui circule dans une forêt clairsemée où domine une végétation herbacée. « Le paysage y est sublime », s’enthousiasme-t-il.

Son troisième parcours coup de cœur, qui constitue un défi en soi, est la Traversée des monts Sutton, qui parcourt l’une des plus longues sections ininterrompues des Sentiers de l’Estrie. « J’adore le caractère sauvage des lieux. Sur 40 km, on ne croise aucune infrastructure humaine. Les nombreux ruisseaux en chemin facilitent le ravitaillement en eau. C’est l’itinéraire idyllique pour un entraînement de longue durée », dit-il.

Attention aux néophytes : ce n’est pas une traverse à prendre à la légère. « Ça constitue un projet par sa longueur et son niveau de difficulté. En plus, il faut prévoir une auto à l’arrivée pour le retour », dit l’athlète. Elliot Cardin a parcouru la quarantaine de kilomètres de cette traversée en 5 h 54 et 54 secondes. C’est vite en mautadine!

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