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© José Hidalgo /Turismo Costa del Sol/www.visitacostadelsol.com |
Au moment où je vous écris ces lignes, mon avion s’apprête à décoller, en route pour l’Espagne. J’ai choisi Salobrena en Andalousie comme destination sans vraiment connaître cette ville. J’y ai loué une maison avec ma famille. Notre objectif : savourer le plus possible durant deux petites semaines l’art de vivre espagnol. Je saurai vous dire à la toute fin le goût qui me sera resté en bouche, les images que j’aurai retenues et les rencontres qui m’auront touchée. Ce n’est rarement qu’une seule chose qui éveille les sens, mais une combinaison de plusieurs.
Pour fréquenter l’art de vivre des autres, il faut se ramener à sa propre conception de l’art de vivre. La qualité de vie passe souvent par les conditions mises en place pour nous permettre de mieux habiter sa ville et sa région. Combien de fois entend-on les gens dire qu’ils ont choisi de vivre à tel endroit pour la qualité de vie qu’on y trouve? À mon sens, l’art de vivre relève davantage de ce qu’on en fait pour mieux en jouir.
Dans les vieux pays, comme l’Espagne, le maintien des traditions côtoie le désir de s’ouvrir à la modernité et au-delà de tous les clichés symboliques : flamenco, corrida, tapas et compagnie, il existe une autre facette de l’Espagne. Celle qui m’intéresse me fera voir de plus près l’âme andalouse. Je traverserai quelques sentiers battus, mais en sortirai aussi. J’irai faire mes emplettes au marché, cueillir mon pain le matin au village, flâner au café du coin, humer ses huiles d’olive, participer à ses fêtes, tenter de vivre au rythme de ses gens et connaître leur héritage culturel en échangeant, tant que faire se peut, avec eux. L’art de vivre c’est donc savoir conjuguer l’art de l’écoute des autres à celui de ses intérêts.
On ne réinvente pas la roue. Quand on accueille de la visite chez soi, c’est un peu ce que l’on fait, non ? On lui fait découvrir nos petits trésors, nos incontournables et après, on l’emmène là où elle ne serait pas allée autrement pour tâter le pouls des Cantons-de-l’Est et de ses gens qui lui donnent une âme… et parfois même un supplément d’âme.
Hasta luego !
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