Il n’est pas rare d’entendre les gens qui reviennent de vacances se dire aussi épuisés qu’au départ. La vie au quotidien tourbillonne et on poursuit le tourbillon durant les vacances. On programme tout. Les agendas ou les BlackBerry débordent… et nous aussi.
Imaginez que les horaires n’existent plus et que vous ayez la possibilité de flâner à votre guise, sans contrainte aucune. Par où commencer ? Pas évident… Première chose à faire, on met l’interrupteur de son cerveau à off. Oui ça se peut. Je l’ai déjà expérimenté. Voici le mode préparatoire. Vous vous installez devant un film, pas un film d’auteur, un film léger, très léger, tellement léger que les dialogues n’ont aucune importance. Vous regardez des images défiler devant vous. De préférence, choisissez un film où l’action se déroule à l’étranger. Un peu d’exotisme, ça empêche le cerveau de s’éteindre complètement. Ou encore, vous plongez dans un livre tout aussi léger… qui vous donnera des ailes en vous faisant voyager ailleurs. Vous êtes enfin en mode action pour vivre toutes sortes d’expériences de flânerie, sans culpabiliser. Le principe est simple : plutôt que d’allouer une heure pour trois activités, vous vous accordez trois heures pour une activité ou plusieurs activités dans un même lieu. L’important est de tout faire au ralenti, à pied, seul de préférence, parce qu’à deux il y a toujours au moins un compromis à faire.
La règle d’or pour satisfaire les critères de la flânerie 101 ou de l’oisiveté extrême : reconnaître les signes de la nature qui invitent à ne rien faire. C’est quoi ne rien faire ? C’est se laisser porter par le vent, la beauté de l’environnement, les chants des oiseaux, le clapotis de l’eau, l’odeur des fleurs et tous ces mirages qui font plaisir à imaginer. Ça pourrait se résumer par : marche, médite, contemple, écoute, lis et mange. L’oisiveté, la mère de tous les vices ? Et puis après, si ce n’est que temporaire !

Les plans d’eau sont à plusieurs égards une source inspirante d’évasion. Prenez par exemple, le Moulin à laine d’Ulverton. La rivière est son point d’ancrage. Des sentiers la bordent, le moulin rappelle son utilité, une grande terrasse la surplombe et on peut y flâner en cassant la croûte ou en lisant. Même chose du côté du Marché de la gare à Sherbrooke. On déguste un bon café espresso au Café Savoroso avant d’amorcer une promenade autour du lac où il y a plein de jolis coins où s’arrêter. Au retour, on fait le plein de produits frais de la région et on savoure une gelato en écoutant les musiciens de la place ou en regardant l’Orford Express quitter la gare. Ce ne sont là que deux suggestions parmi des dizaines qui poussent sur le territoire des Cantons-de-l’Est.
Ça y est… je crois que vous êtes mûrs pour le cours 201.
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